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Pourquoi un audit SEO doit mener à un plan d action

Éloïse Vanier-Delmas 4 min de lecture

En 2007, un consultant qui n’a pas encore trente ans positionne des sites sur des requêtes concurrentielles dans le top 3 de Google. Julien Jimenez a commencé très jeune : vers 28 ans, il comptait déjà une douzaine d’années dans le métier, une bascule vers le web amorcée quasiment à l’adolescence. Basé à Lyon, il se fait connaître sous le pseudonyme Korleon, sur son blog korleon.fr puis sur Twitter, avec les comptes @korleon38 et plus tard @KorleonKBiz. Il dit n’avoir « connu qu’une seule activité, le web ». Julien Jimenez devient l’invité du podcast SEO de Laurent Bourrelly, consultant actif depuis 2004 et repère pour cette génération de référenceurs formés en marge des agences classiques.

Le référencement à l’ère des forums et du positionnement brut

À la fin des années 2000, le métier se pratique sans playbook officiel. Les échanges se font sur des forums spécialisés, les techniques circulent de blog en blog, et la mesure du succès tient en une ligne : la position d’un site sur une requête donnée dans les résultats de Google. Les backlinks s’échangent, s’achètent ou se négocient de blog à blog, bien avant que les marketplaces de liens ne structurent la pratique. C’est dans ce cadre que Jimenez se présente, dès 2009, comme consultant SEO indépendant. Pas d’agence, pas de structure : un référenceur qui vend son expertise sur des mots-clés disputés, à un moment où Google publie encore peu de recommandations et où l’essentiel du savoir-faire se transmet entre pairs, sous pseudonyme, loin des conférences payantes qui viendront plus tard.

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L’agence, ou le passage du solo à l’équipe

Au début des années 2010, il fonde Korleon’Biz. La bascule d’indépendant à employeur prend du temps : le premier salarié rejoint la structure en 2013, et l’agence compte une dizaine de personnes en 2016, réparties en grande partie à distance et réunies lors de séminaires réguliers. Parmi les références citées : CuisineAZ et 1001Pharmacies. Recruter reste le point de friction qu’il évoque lui-même dans une interview donnée à e-works.fr : « En tant qu’agence, recruter des référenceurs qualifiés devient un vrai défi. » La réponse passe par la formation interne, l’embauche de juniors motivés plutôt que de profils déjà formés ailleurs, et un process de décision qui peut tenir en moins de 24 heures entre le premier échange et l’embauche.

De la plateforme de netlinking aux flux algorithmiques

En 2018, le virage change de nature : Jimenez lance NextLevel.link, une plateforme de netlinking. Le chiffre mis en avant, plus de 20 000 sites utilisateurs et environ 2 millions de liens orchestrés, dit quelque chose du passage d’un modèle artisanal, un consultant et ses clients, à un modèle de plateforme où l’échelle remplace le sur-mesure : les échanges informels des forums de 2007 ont cédé la place à des outils qui automatisent la mise en relation entre éditeurs de sites et annonceurs. Reste que ces volumes, comme souvent en netlinking, mesurent l’usage d’un outil plus qu’ils ne garantissent un résultat pour chaque site connecté.

Son domaine de prédilection reste large :

  • le netlinking, sa signature depuis les débuts
  • Google Discover, sujet sur lequel peu de consultants français se positionnent
  • l’audit SEO complet, qu’il appelle audit 360
  • le SEO technique : vitesse, indexation, balisage
  • la stratégie de contenu
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Discover illustre ce que le métier est devenu depuis les forums de 2007 : un flux algorithmique qui pousse du contenu sur mobile sans requête tapée par l’utilisateur, avec un trafic qui peut varier d’un jour à l’autre, sans classement stable à observer. Sa méthode tient en trois temps affichés : audit et stratégie, mise en œuvre, puis croissance mesurée. Il l’expose lors de conférences et formations : le 7 avril 2023 à la Warehouse de Nantes pour Webisland, avec une intervention intitulée « La ténacité au service de la passion », puis un 13 avril à Orléans pour SEO By Night, aux côtés de Romain Miikula pour la session de questions. Sur LinkedIn, il cumule 14 recommandations d’experts du secteur. Le canal Discover, lui, continue de peser sur le trafic mobile des sites qu’il accompagne, sans qu’aucun classement ne vienne l’objectiver comme au temps du top 3.

Éloïse Vanier-Delmas
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